Parc national de l'Awash

Parc national de l'Awash
Situé à 210 km au sud-est d'Addis Abeba, ce parc est le plus ancien et le mieux entretenu d'Éthiopie; il couvre environ 830 km². Ancien territoire de chasse de Hailé Sélassié, il abrite près de 50 espèces de mammifères et plus de 400 espèces d'oiseaux. Sur l'image en haut à droite, on peut voir des oryx beisa, des grandes antilopes que l'on reconnaît grâce à leurs cornes rectilignes et saillantes de plus d'un mètre de long. En bas à gauche, le volcan Fantale, haut de 1800 m, s'élève depuis les basses plaines du parc situées à 750 m d'altitude. En bas à droite, les chutes de la rivière Awash.

# Posté le samedi 24 décembre 2005 09:55

Modifié le lundi 26 décembre 2005 15:36

Parc national de l'Omo

Parc national de l'Omo
Ce parc est situé au sud de l'Éthiopie, dans la vallée de l'Omo. C'est le plus isolé des parcs nationaux éthiopiens ce qui permet aux habitants de vivre loin de toute influence religieuse de la civilisation moderne. C'est donc le moins développé mais aussi le plus grand couvrant ue superficie de 3450 km2 . C'est également le plus riche en animaux de la grande faune traditionnelle africaine et il possède aussi une grande variété d'oiseaux. Ce parc occupe la rive Sud-Ouest de la rivière Omo. Il a été créer à l'origine pour sauver les élans du cap, les éléphants, et les girafes, mais le parc subit les ravages du braconnage. Les rhinocéros noirs, les lions et léopards d'Ethopie sont désormais totalement invisibles. Quelques troupeaux de zèbres de burchell, des petits kudus, des bubales, et autres antilopes demeurent. Ce parc n'est d'ailleurs accessible qu'à de rares expéditions scientifiques.
On trouve plusieurs ethnies fidèles à la croyance et au mode de vie ancestrale parmi lesquelles les Boronas (réputer pour castrer leurs ennemis) ennemis des Hamers, les Surmas dont les femmes sont les dernières d'Afrique à orner leurs lèvres de grands labrets ou plateaux comme on peut le voir sur l'image.

# Posté le samedi 24 décembre 2005 09:56

Modifié le mercredi 06 juin 2007 08:22

Les montagnes de Semien

Les montagnes de Semien
Le massif de Semien est un des plus importants d'Afrique. C'est là que vous pourrez atteindre le point le plus haut d'Éthiopie et la quatrième plus haut sommet d'Afrique: le Ras Dashan (4623m). Même si on est proche de l'équateur, de la neige et de la glace apparaîssent aux sommets et les températures nocturnes sont souvent négatives. Le parc a été créé pour protéger le Walia Ibex, une sorte de chèvre sauvage, et il y en a probablement 1000 dans le parc. Mais on trouve aussi les babouins Gelda et le très rare loup d'Abyssinie, que l'on peut voir sur l'image, très peu vu par les visiteurs. Ce loup est gravement menacé. Il y a plus de 50 espèces d'oiseaux dans les montagnes de Semien.

# Posté le samedi 24 décembre 2005 09:58

Modifié le mardi 12 juin 2007 04:18

Dinknesh

Dinknesh
Le 24 novembre 1974, un groupe de chercheurs découvre les restes d'un homininé femelle dans la région de l'Afar. Dinknesh (merveilleuse) est un petit sujet féminin mesurant entre 1m10 et 1m20, pesant au maximum 25kg. Les 52 fragments ossuex ont permis de reconstituer 40 % du squelette (rarissime) et l'âge attribué est de l'ordre de 3 millions d'années. Dinknesh appartient à la famille des primates et fait partie des australopithèques. Plus précisément, il s'agit d'un Australopithecus afarensis (australopithèque de l'Afar). Lucy a été baptisée ainsi en référence à la chanson des Beatles Lucy in the Sky with Diamonds mais les éthiopiens préfèrent le nom Dinknesh. Elle serait notre grand-mère et celle de l'humanité, voila pourquoi on considère l'Éthiopie comme le berceau de l'humanité. Des découvertes plus récentes nous font pencher pour l'hypothèse selon laquelle Dinknesh serait une cousine éloignée, plutôt que la fondatrice du genre Homo; mais Dinknesh reste un vrai symbole. Le véritable squelette est conservé en laboratoire, vous pourrez voir la réplique dans le musée national à Addis Abeba.

# Posté le samedi 24 décembre 2005 10:00

Modifié le samedi 24 décembre 2005 10:17

La musique ethiopienne

Peu médiatisée, souvent ignorée, reléguée dans l'ombre par les œuvres de Bob Marley, la musique éthiopienne ne recèle pas moins de véritables trésors, que nous tenterons de vous faire partager. Malheureusement, nous n'avons pas la prétention de vous présenter tous les artistes incontournables de la scène abyssine, à l'instar de Gigi, Hamelmal, Lafonten, Neway ou l'étoile montante Jonny Ragga. Néanmoins, des légendaires Mahmoud Ahmed et Tilahun aux plus jeunes Aster Aweke et Teddy Afro, tous les goûts et sensibilités sont représentés, pour tenter de satisfaire tous les (futurs) amoureux de la musique ethiopienne.

# Posté le samedi 28 janvier 2006 05:03

Mahmoud Ahmed, le monument incontournable

Mahmoud Ahmed, le monument incontournable
Né en 1941 en plein centre du Mercato d'Addis-Abeba, Mahmoud Ahmed a marqué de manière emblématique l'âge d'or musical de l'Ethiopie, dans les années 70. Une période où les cuivres, les instruments électriques et les musiques occidentales se sont mêlées aux musiques orientales. En France, bien que peu médiatisé, il jouit d'une reconnaissance considérable depuis la sortie de l'album Erè mèla mèla en 1986 (label Crammed World). Un album qui, dans le même mouvement, dévoilait au monde l'essence de la musique éthiopienne, récoltait les éloges des professionnels et éveillait l'intérêt du grand public. Mahmoud Ahmed ce fut l'irruption d'un véritable phénomène, d'un « beat » cuivré et entêtant, comme on en avait encore jamais entendu en provenance du continent africain.
Mahmoud Ahmed c'est d'abord une voix, celle puissante et chaude d'un homme qui ne faiblit pas malgré le défilement des années. On la dirait venue du plus profond de son être, pour s'élever le plus loin possible et envoûter le plus parfait novice. C'est cet ensemble qui rend son écoute hypnotisante et fait opérer le magnétisme. C'est à nouveau le cas avec l'album Aléméyé, une pure représentation de ce mélange d'instrumentation moderne greffée sur un chant traditionnel.
La puissance de Mahmoud Ahmed réside surtout dans son charisme indéniable : c'est un formidable homme de scène. Tout de blanc vêtu, à l'éthiopienne, arborant même le drapeau de sa patrie en foulard autour du cou, on ne peut que manifester un profond pour ce grand monsieur. De même, il se rendit célèbre en effectuant la fameuse danse « eskita », un mouvement lascif du torse et des épaules qu'il maîtrise à la perfection. En effet, malgré 64 années au compteur, le sortilège opère toujours.
L'album Aléméyé, réédition des enregistrements de Mahmoud Ahmed pendant l'année 1974, est sorti sur le label Buda Musique. Par ailleurs, c'est précisèment ce label qui a eu la bonne idée de sortir une collection intitulée Ethiopiques, qui atteint aujourd'hui son 19e tome. L'occasion de découvrir la quasi totalité de l'oeuvre de Mahmoud Ahmed, ainsi que tous les petits bijoux de la musique éthiopienne, pour enfin rendre à ce pays ses lettres de noblesse.

# Posté le samedi 28 janvier 2006 05:04

Modifié le dimanche 28 mai 2006 08:50

Aster Aweke, une voix enchanteresse

Aster Aweke, une voix enchanteresse
Si son nom n'évoque rien aux oreilles du profane, il convient de rappeler qu'Aster Aweke est souvent surnommée, à juste titre par ailleurs l' « Aretha Franklin africaine ». Un rapprochement plutôt flatteur pour cette grande dame de la musique éthiopienne, née en 1960 dans les environs de Gondar. Adolescente, elle chantait déjà dans le théatre Hager Fikir, et intégra en 1978 un groupe local, Roha Band, avant de partir pour les Etats-Unis l'année suivante, compte tenu du contexte politique. Par la suite, c'est en effet outre-Altantique que la jeune Aster fit ses premières armes en devenant rapidement une artiste incontournable au sein de la communauté ethiopienne. En 1989, elle achève son premier album, sobrement intitulé Aster, sur un label britannique, qui impose son style si particulier, alliant à la perfection sonorités traditionnelles, jazz, sans oublier une voix enivrante. Les albums suivants, a l'instar de Kabu (1990), Ebo (1994) et Live in London (1995) et le dernier en date Hagere (2000) ne font que confirmer le talent évident de cette chanteuse à la voix d'or, dont les œuvres évoquent tour à tour le sentiment amoureux et la nostalgie du pays perdu.

# Posté le samedi 28 janvier 2006 05:05

Modifié le dimanche 28 mai 2006 08:53

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# Posté le samedi 28 janvier 2006 16:02