Addis-Abeba (Nouvelle fleur en amharique) est la capitale de l'Éthiopie. Elle est située au centre du pays, sur un plateau d'une altitude comprise entre 2300 et 2600 mètres, particularité qui lui vaut d'être la capitale la plus élevée d'Afrique et d'être 3e au plan mondial. Très grande ville du continent africain, avec environ 4 millions d'habitants (le chiffre est certainement plus élevé) pour 2,3 millions recensés seulement en 1994, Addis Abeba endosse des fonctions politiques internationales depuis 1958, date de création de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique et en 1963, l'Organisation de l'Unité Africaine est crée sous le patronat d'Haïlé Sélassié I.
Ville du pouvoir, Addis abrite également de beaux monuments, témoins de l'histoire éthiopienne : statue équestre de Ménélik II, colonnes commémorant la libération de 1941 ou le martyr de patriotes durant l'occupation italienne, statue du «Lion de Juda» érigée à la gloire de Zaoditou, du ras Makonnen et du negus Tafari.
De nombreuses églises, telle que la cathédrale de la Sainte-Trinité parsèment également la ville qui abrite depuis quelques années une grande mosquée, dans le quartier commerçant du Mercato, le plus grand marché ouvert d'Afrique. On ne peu parler des églises d'Addis sans parler de la nouvelle à Bolé: Medhanalem, la deuxième plus grande d'Afrique.
La ville accueille également une université, installée dans un ancien palais d'Haïlé Sélassié depuis les années 1950, et différents centres de recherche universitaire étrangers, dont un Centre français pour les recherches éthiopiennes.
Depuis 2003, l'aéroport international de Bolé, au sud de la ville, a été réaménagé.
Finalement, comment parler d'Addis sans les fameux taxis bleus et blancs. Sur la photographie, vous pouvez en apercevoir un à gauche. Ce genre de taxis est très répandu dans la capitale, en effet deux personnes travaillent à l'intérieur: le chauffeur évidemment et le woyala. Ce dernier se tient à l'arrière et crie par la fenêtre l'endroit où le taxi se rend. Vous montez dedans et lorsque vous voulez desendre, vous le faites savoir au chauffeur qui s'arrêtera. Ne vous étonnez pas si vous entendez "Pyassa ! Pyassa !" , "Bole, Bole !".
Histoire
Fondée en 1886 par l'empereur Ménélik II sur un site de source d'eau chaude (Filoha) appréciée de l'impératrice Taytu Betul qui lui donna ce nom, la ville se développa grâce à l'implantation pérenne de l'empereur et de sa cour. Tout d'abord implanté à Entoto, « montagne » surplombant la plaine de Finfinni actuellement occupée, Ménélik entreprit la construction d'un palais et les nobles ras à sa suite.
Dès le commencement l'espace occupé par les nobles et leurs domaines (safar) fut très important, et l'on constate actuellement la très grande surface occupée par la ville. Egalement ville d'implantation des légations européennes dès la fin des années 1890, Addis Abeba connut un développement rapide et important. Les différentes célébrations de couronnement impérial y prirent place en 1917, 1928 et 1930, faisant d'Addis Abeba une ville internationalement connue.
Occupée du 5 mai 1936 au 5 mai 1941 par les Italiens, Addis Abeba fut le théâtre de tragiques événements : assassinat de l'abuna Paulos (chef de l'Église orthodoxe éthiopienne) en 1937, ou encore massacre de patriotes ayant resisté.
Capitale de l'Afrique à partir des années 1960, Addis fut également le lieu de la révolution menée en 1974-1975 par des militaires marxistes-léninistes. La «place de la révolution» (Abyot adebabay), haut lieu des manifestations du régime du dictateur Mengistu, a été rebaptisée «place de la Croix» (Meskel adebabay). Cette imposante esplanade a accueilli le 6 février 2005 un concert en l'honneur du soixantième anniversaire de la naissance de Bob Marley qui a rassemblé environ 300 000 personnes venues du monde entier.