Adoua

Adoua
Pour finir la page sur Axum, on vous a gardé le meilleur. Plus loin du centre de la ville que les stèles et le palais de la reine de Sabba, vous aurez la chance de voir la plaine d'Adoua où s'est déroulée la bataille historique.
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# Posté le dimanche 13 novembre 2005 09:49

Modifié le mardi 27 décembre 2005 14:13

Pride of ethiopia

Pride of ethiopia
Impossible d'évoquer les grands moments et les héros de l'histoire éthiopienne sans inclure les légendes de l'athlétisme, qui, à leur niveau, ont tant fait pour la grandeur de notre pays.

# Posté le lundi 14 novembre 2005 05:56

Modifié le mardi 27 décembre 2005 14:11

Abebe Bikila, le coureur aux pieds nus

Abebe Bikila, le coureur aux pieds nus
Abebe Bikila est né en Ethiopie le 7 août 1932, le jour même où eut lieu le marathon des Jeux Olympiques de Los Angeles. Vingt-huit ans plus tard, en 1960, l'Ethiopien participait au marathon des Jeux de Rome. Bikila, qui courait pieds nus, décida, avec son entraîneur Onni Niskanen, d'attaquer à un peu plus d'un kilomètre de l'arrivée. A cet endroit précis, les marathoniens passaient devant l'obélisque d'Axoum, un monument qui avait été pillé par les troupes italiennes et ramené d'Ethiopie à Rome. Lorsque Abebe Bikila atteignit l'obélisque, il était au coude à coude avec le Marocain Rhadi Ben Abdesselem. Mais Bikila parvint à distancer son adversaire, franchissant la ligne d'arrivée avec 200 mètres d'avance. Il stupéfia les observateurs européens par sa facilité déconcertante durant l'épreuve et sa modestie. En effet, lors de sa victoire surprise, il affirma aux journalistes que « bien des membres de la garde impériale auraient fait mieux » que lui ! Bien que personne n'eût jamais remporté le marathon deux fois de suite jusqu'alors, l'Ethiopien décida de concourir à nouveau aux Jeux Olympiques de 1964 à Tokyo, et ce malgré une appendicectomie subie 40 jours avant la compétition. Mais, cette fois, c'est avec des chaussures aux pieds qu'il prit le départ. Abebe Bikila se détacha nettement à mi-parcours et, continuant sur sa lancée, remporta le marathon avec plus de quatre minutes d'avance sur ses poursuivants, en un temps record de 2:12:11.2.
Enfin, Il battit le héros nationale de l'époque, Wami Biratu, et par la suite les records d'Ethiopie sur 5000 et 10 000 mètres détenus par celui-ci.
Il est à noter que Abebe Bikila fut le premier athlète africain à remporter une médaille d'or olympique

# Posté le mardi 15 novembre 2005 12:07

Modifié le mardi 27 décembre 2005 14:10

Mamo Wolde, un destin brisé

Mamo Wolde, un destin brisé
Né, en 1931 dans le village de Dredele, à 60 kilomètres d'Addis Abeba, ce n'est pas par l'athlétisme que le jeune Mamo Wolde fait ses premières armes. En effet, à l'âge de 20 ans, il intègre la prestigieuse garde impériale de l'empereur Hailé Selassié.
Après différentes missions militaires, notamment en Corée, Mamo Wolde se consacre à sa véritable passion : la course à pied.
Facilement qualifié pour les Jeux Olympiques de Melbourne en 1962, il se distingua par une quatrième place sur le 1500 mètres. En 1968, en 10 000 mètres, au terme d'une course d'anthologie face aux grandissimes favoris kenyans Kip Neno et Naphtaly Temo, il signa une superbe medaille d'argent après s'être fait souffler la victoire par celui-ci dans les 200 derniers mètres.
Avec la sante déclinante du légendaire Abebe Bikila, Mamo devint vite le principal espoir de la nation. En effet, la même année, au départ du marathon, trois athlètes représentaient l'Ethiopie : Abebe Bikila, Addisu Demssie et Mamo Wolde. Après l'abandon de son maître au 15ème km, il grimpa sur la plus haute marche du podium, à force de ténacité.
Dès lors, au même titre que le légendaire Abebe Bikila, Mamo Wolde fut consacré au sommet de la gloire nationale, en signant une nouvelle victoire au marathon de Mexico, pour enfin décrocher la troisième place du 10 000 mètres, aux J.O de Munich de 1972.

Toutefois, la légende fit rapidement place au déshonneur. En effet, en 1993, il est maintenu en détention pour "avoir participé à des exécutions sommaires", durant la période de la "Terreur rouge" en 1978. Mamo Wolde, accusé d'être impliqué dans l'exécution d'un jeune Ethiopien, Samuel Alemu, avait été condamné à six ans de prison ferme. Libéré en février par la Haute Cour fédérale, l'ancienne idole de toute une génération s'éteignit, le 26 mai 2002, à l'âge de 69 ans.

# Posté le vendredi 18 novembre 2005 16:58

Modifié le jeudi 07 juin 2007 16:51

Gezahegne Abera, l'étoile du marathon

Gezahegne Abera, l'étoile du marathon
Né le 23 avril 1978, Gezahegne Abera s'est rapidement illustré sur une distance réputée difficile, le marathon, soit une course de 42,195 kilomètres.
En effet, en 1999, il s'impose à Fukuoka pour son troisième marathon en 2:07:54, faisant de même ensuite second à Boston en 2:09:47.

Plus tard, âgé d'à peine 22 ans, à la surprise générale, il remporte haut la main l'épreuve aux Jeux Olympiques de Sydney, soufflant la victoire au kenyan aguerri Eric Wainaina, un des favoris de l'épreuve.

De même, la suite de sa carrière internationale fut marquée par d'éclatantes victoires, comme en témoignent les championnats du monde à Edmonton en 2001 et 2002(étant le premier à réaliser ce fameux doublé successivement), puis à Fukuoka en 2001 et 2002, enfin à Londres en 2003.

Malheureusement, seule une blessure viendra stopper cette irresistible ascension et l'empêcher de participer aux mondiaux de Paris la même année, puis le marathon de Londres en 2004.

Malgré cette série de facheux incidents, Gezahegne Abera reste heureux d'être arrivé là où il est, c'est à dire au firmament de l'athlétisme mondial. En effet, comme il s'accorde à le dire « les noms de Mamo Wolde et Abebe Bikila ont bercé ma jeunesse lorsque j'étais berger. Je ne pensais pas qu'un jour je pourrais être leur égal"

# Posté le samedi 19 novembre 2005 13:04

Modifié le jeudi 14 juin 2007 03:19

Haile Gebresselassie, l'empereur au sourire doré: "Yi chalal !"

Haile Gebresselassie, l'empereur au sourire doré: "Yi chalal !"
L'histoire de l'athlétisme se rappelera toujours ce coureur de légende, petit par la taille mais au combien grand par le talent. Par ailleurs, non content de se révéler imbattable sur la piste, il affiche une humilité et une générosité qui forcent le respect.

Cette humilité, Hailé Gebreselassié la doit sans aucun doute à ses origines modestes, qui lui ont forgé un mental à toute épreuve et un grand respect des efforts fournis par les autres. Pour autant, durant toute la période de son règne, ses adversaires savaient pertinnement, avant même le début de la course, qu'ils devraient se battre pour la deuxième place.

Né le 18 avril 1973, à Arsi, à 200 kilomètres d'Addis Abeba, 7ème d'une fratrie de dix enfants, le jeune Haile manifesta très vite un don inné pour l'athlétisme. En effet, il devait parcourir au pas de course, chaque matin et chaque soir, les 10 kilomètres qui le séparaient de l'école la plus proche.
Spécialiste des 5000 et 10 000 mètres, ce n'est pourtant qu'en 1993, à Stuttgart, que son talent évident explosa au yeux du monde entier, se classant deuxième sur 5000 m en 13'03''17, avant de signer une superbe victoire sur 10 000 en 27'46''02.

Dès lors, de Göteborg (1995) à Sydney (2000), son palmarès ne fut que succession de victoires impressionnantes, repoussant sans cesse les records établis par lui-même. Pour autant, semblant survoler ses adversaires, « l'empereur au sourire doré », comme on l'appelait désormais, ne se départit jamais de sa disponibilité, de son humilité et de son profond respect envers ses concurrents, notamment le kenyan Paul Tergat (battu successivement en 1996 et 2000).

En 2001, affaibli par une blessure à la cheville, Haile Gebreselassie se classa 3ème au championnat du monde à Edmonton, puis 2ème, deux ans plus tard, à Paris, derrière son élève Kenenisa Bekele, et devant le jeune prodige Sileshi Sihine.

Par la suite, malgré la montée en puissance de nouvelles étoiles de la piste, et ses 31 ans, au terme d'une course d'anthologie, il arriva 5ème aux Jeux Olympiques d'Athènes, en 2004, non sans confier son trône au nouveau prince de l'athlétisme éthiopien : Kenenisa Bekele.

Aujourd'hui, auréolé de ses 4 titres de champions du monde sur 10 000m, 3 sur 3000 et des ses deux couronnes olympiques, l'empereur Hailé s'est lancé un nouveau défi : le marathon, une carrière qui débute sous d'heureux auspices, avec son éclatante victoire à Amsterdam en 2h06m20s.

Cet homme légendaire, qui a tant œuvré pour la gloire de l'Ethiopie sur la scène internationale, a aujourd'hui gagné le plus beau des trophées : le respect et la gratitude du peuple ethiopien, qui lui a dédié une série de timbres à son effigie et inauguré à Addis Abeba, en octobre dernier, la rue Haile Gebresselassié.

# Posté le samedi 19 novembre 2005 15:51

Modifié le mercredi 06 juin 2007 12:15

Gondar

Gondar
Gondar fut la capitale de l'Éthiopie au début du XVIIe siècle. Située à 50 km au nord du lac Tana, 500 km au nord d'Addis Abeba et à 2200 mètres au-dessus du niveau de la mer, elle était florissante par sa vie politique et économique que par son école théologique. Ses vestiges de châteaux et d'églises nous témoignent de son passé glorieux. Le site de Gondar est inscrit sur la liste du patrimoine mondial depuis 1979. En plus du château, il y a environ vingt palais et d'autres bâtiments royaux, ainsi que trente églises autour de la ville. On peut visiter le Palais du Bain de Fasilides qui accueille chaque année les grandes fêtes de Timket (Épiphanie), les ruines du palais et de l'abbaye du redoutable Empereur Mentewab construits au XVIII dans la montagne avoisinante, et l'église Debre Birhane Selassie dont la voûte intérieure est décorée d'anges ailés.

L'âge d'or d'une dynastie

Le roi Fasilides s'installa à Gondar et en fit une capitale permanente en 1636. Après Fasil, les souverains successifs complétèrent la construction, améliorant les techniques et le style architectural. Le Fasil Gebbi (palais de Fasil) comprend six corps principaux de bâtiments entourés d'un rempart de 900 mètres de long. Tourelles, crénaux, donjons austères continuent d'évoquer les "toukouls", maisons circulaires construites en pierre et habituellement coifées de chaumes. L'architecture défensive et ornementale qui se développe sur cette terre n'est véritablement comparable à aucune autre.
Étonnante vision que celle du Fasil Gemb (mur), grosse masse de pierre quadrangulaire flanquée de tours rondes qui donnent à l'ensemble une forme courbe et souple. La civilisation qui rayonna à partir de Gondar fut plus culturelle, spirituelle, artistique que militaire. Et pourtant, il n'est pas interdit de retrouver également, dans certains détails de construction, l'influence des techniques et des habitudes des artisans indiens d'Amérique du Sud, arrivés à Gondar dans les pas des jésuites, dont la présence matérialisait l'étroitesse des liens qui relièrent, depuis le milieu du XVI siècle, le royaume éthiopien et le royaume portugais.
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# Posté le samedi 19 novembre 2005 16:32

Modifié le jeudi 07 juin 2007 16:51

Le château

Le château
Voici quelques photos dans l'enceinte du Gebbi. En bas à gauche, on peut voir le palais du bain où l'on fête la Timket (Épiphanie) chaque année à Gondar.
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# Posté le samedi 19 novembre 2005 17:34

Modifié le mardi 27 décembre 2005 14:04